25 janvier 2018
4 min

Santé et innovation : un meilleur suivi médical avec l’Internet des objets et le partage de données

 

Face aux besoins des professionnels en termes de pré et de post-hospitalisation, les nouvelles technologies ouvrent des voies pour baisser les coûts tout en proposant des services plus efficaces.

Aujourd’hui, la moitié des patients opérés peuvent rentrer chez eux le soir même. C’est ce que l’on appelle la chirurgie ambulatoire. Grâce aux progrès de la médecine, certains actes peuvent en effet se faire dans la journée, alors qu’ils nécessitaient plusieurs nuits d’hospitalisation il y a encore quelques années. Plus efficace d’un point de vue sanitaire, l’ambulatoire permet également de réduire sensiblement les coûts, une priorité pour les professionnels de santé. Avec l’avènement de l’e-santé, le secteur hospitalier va pouvoir accélérer sa transition vers l’ambulatoire tout en apportant aux patients des services plus personnalisés et plus proches de leurs besoins.

 

Les nouveaux besoins en matière de santé et d’accès aux soins

Parmi les besoins exprimés par les professionnels de santé figure notamment la mise en place de solutions innovantes qui favorisent l’accès aux soins pour tous et permettent d’optimiser les traitements. En matière économique, la tendance est au développement de l’ambulatoire, facteur de réduction des coûts. Ainsi, un rapport du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a pointé l’impact des hospitalisations ponctuelles (quelques jours), premier poste de dépenses de l’Assurance maladie (31 milliards d’euros pour la période 2012-2015). Les hôpitaux et les professionnels de santé sont donc incités à accélérer le virage ambulatoire. D’autant que celui-ci permet également d’améliorer la qualité des traitements post-opératoires (moins de stress, autonomie récupérée plus rapidement, réduction des risques d’infection et des complications liées aux maladies nosocomiales, etc.).

 

Transformer le secteur de la santé grâce à l’innovation

Avec l’Internet des objets (IoT) et le partage des données (data), l’e-santé est en mesure de répondre aux besoins des hôpitaux. En matière de pré-hospitalisation, ces technologies permettent notamment de mieux préparer l’hospitalisation via une meilleure connaissance du patient (accès au dossier et à l’historique médical, connaissance de ses paramètres physiologiques via l’IoT de santé, etc.). Elles offrent en outre la possibilité de renforcer le lien entre le corps médical et les patients avant et après les actes (confirmation des rendez-vous, échanges de documents, suivi de l’usage d’un appareil connecté, recommandations santé, suivi post-hospitalisation…). Pour les hôpitaux et l’Assurance maladie, l’IoT et le partage de data sont également des vecteurs de gains économiques (centralisation et accès direct aux données, informations médicales mises à jour en continu, suppression des actes inutiles et des doublons, économie de papier, accélération des procédures, etc.). Pour les malades, ils sont surtout synonymes de gain de temps et de précision dans la prise en charge.

Accélératrices de la transition numérique des professionnels de santé, les innovations vont également permettre de créer des emplois. Mais tous les acteurs technologiques ne sont pas légitimes dès lors que l’on parle de la santé. Le partage et l’exploitation de données personnelles soulèvent en effet une question éthique liée à la confidentialité des data. À ce titre, la CNIL travaille depuis 2013 sur un projet de régulation afin de préserver la vie privée des patients au niveau national. En outre, la nouvelle règlementation européenne, baptisée RGPD (Règlement général sur la protection des données), entrera en vigueur le 25 mai 2018. Dans ce cadre, les professionnels de santé devront tenir un registre spécifiant les catégories de données traitées (identité, numéro de Sécurité sociale, facturation, prescription, etc.), la finalité, les différents destinataires et la durée de conservation. Il sera également interdit à tous les acteurs de revendre les données à un tiers ou à des fins marketings et commerciales. De leur côté, les utilisateurs devront être informés de l’usage de leurs données et ils auront la possibilité de donner leur accord ou d’en refuser l’exploitation.

En prenant en compte les problématiques liées au numérique, ces nouvelle règlementations permettront à l’e-santé de se développer de manière sereine et transparente, avec la confiance des patients.

 

Mots-clés : Innovation – design – services – data


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